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Histoire du diocèse

Écrit par Abbé Didier K. le . Publié dans Le diocèse

HISTOIRE DE L’EVANGELISATION DE NOTRE PAYS ET DE NOTRE DIOCÈSE

Koudougou qui est la 3ème ville du Burkina Faso, après Ouagadougou la Capitale politique, et Bobo-Dioulasso la capitale économique, a bien failli être aussi la 3ème paroisse créée dans ce territoire qu’on appelle aujourd’hui le Burkina Faso. En effet, Koupéla l’avait été le 22 Janvier 1900, et Ouagadougou le 25 Juin 1901. Dès 1904, Monseigneur BAZIN demandait l’autorisation administrative de s’installer à Koudougou. Le 15 Septembre 1904, le Gouverneur refuse l’autorisation sollicitée, refus réitéré le 05 Octobre. Il faudra attendre 1931.

Mais de qui dépendait cette fondation ? Négativement, comme cela vient d’être dit, la fondation fut réfusée par l’autorité administrative française qui n’avait pas le pouvoir de créer une paroisse, mais qui donnait un empêchement à la création d’une nouvelle paroisse. C’est le 30 Juillet 1896 que la Colonne VOULET et CHANOINE du nom des officiers qui la commandaient, avait pénétré dans le territoire de l’actuel Burkina Faso, ancienne Haute-Volta. Cette colonne venait de Bandiangara (Mali), par Ouahigouya et Yako. Elle avait atteint la Capitale Ouagadougou le 1er Septembre. Jusqu’en 1904, le pays fut un TERRITOIRE MILITAIRE, administré directement par l’armée. De 1904 à 1919, il fait partie de la COLONIE DU HAUT-SENEGAL et du NIGER. La HAUTE-VOLTA (Actuel Burkina Faso) dans ses limites actuelles date du 1er Mars 1919. Supprimée territorialement le 1er Janvier 1933 et reparti entre la Côte-d’Ivoire, le Niger et le Mali, la Haute-Volta sera reconstituée comme pays le 04 Septembre 1947.

L’administration française fut souvent hostile à évangélisation. Il ne faut pas oublier que la période qui nous concerne a été une grande période de l’anticléricalisme en France même.

L'Évangélisation est le devoir de tout chrétien et c’est à tous que s’adresse la Parole du Christ : « Allez par le monde entier, proclamez l’Evangile à toutes les créatures. » (Mc 16,15). Pratiquement pour la période moderne, l’effort d’évangélisation est réglé par la Congrégation Romaine de la Propagation de la foi fondée en 1622. Le 06 Août 1868 la congrégation érigeait en DELEGATION APOSTOLIQUE un territoire dit du SAHARA SOUDAN qui comprenait à peu près le Sud de l’Algérie, le Mali, la Haute-Volta, le Niger et une partie du Ghana. Le territoire devenait VICARIAT APOSTOIQUE, c’est-à-dire un Diocèse en formation ayant à sa tête un véritable Evêque qui porte le titre d’un des anciens évêchés dissous d’Afrique du Nord ou de l’Orient ; il gère ce territoire au nom du Pape dont il est le vicaire. C’était le 13 Mars 1891.

Le Cardinal Lavigerie (1825-1892), Archevêque d’Alger qui a été le premier Evêque titulaire de ce territoire, envoyait vers le sud ses premiers missionnaires. Il fonda la SOCIETE DES MISSIONNAIRES D’AFIQUE, à Alger en 1868, société exclusivement missionnaire et dont les membres furent vite nommés « PERES BLANCS ». En 1876, les Pères BOUCHAUD, PAUMIER et MENORET et en 1881 RICHARD, MORAT et POUPLARD sont tous massacrés dans la traversée du désert. Le 12 Juillet 1862, était sacré à Alger Mgr TOULOTTE, nommé Evêque Titulaire de Thagaste, le pays natal de St Augustin et Coadjuteur du Cardinal Lavigerie.

Le 05 Février 1898, Mgr HACQUARD est nommé Vicaire Apostolique, il sera le 1er Evêque à passer par les villages de La et de Yako et à célébrer la Messe sur le territoire actuel de notre diocèse. Il allait de Ségou (Mali) le 26 Février 1899, sa résidence à Ouagadougou. Le pays des Mossi lui fait grande impression, il écrivait alors : « Je suis pleinement satisfait ; ici nous aurions probablement le plus beau champ de Mission de tout le Vicariat. » Le 13 Janvier 1900, il était de retour à Ouagadougou mais décide d’installer les prêtres missionnaires d’abord à Koupéla. Il continue son exploration par Fada et va même jusqu’à Léo (dans notre Diocèse) et Tumu (au Ghana). Il devait se noyer dans le fleuve Niger à Ségou le 04 Avril 1901. Il avait alors parcouru à cheval 25 000 km en très peu de temps, de Tombouctou à Conakry, du Sénégal au Haut-Dahomey.

Le 08 Septembre 1901 était sacré à Carthage (Tunisie) son successeur, Mgr BAZIN. Ce fut l’année de la fondation de la Paroisse de Ouagadougou, où devait y mourir le 1er Père Blanc en Haute-Volta, le Père BARBA, nommé 1er Supérieur. Mgr BAZIN visite la région de Koudougou en Décembre 1902 (Soa dans la Paroisse actuelle d’Imasgho, le 15 Décembre) en venant de Ségou par Koutiala, Sourou, Gourcy. AU retour, il suivra la route sud de Basziri (Dans l’actuelle paroisse de Kokolgho le 13 Janvier 1903, Yipeendo, Boromo et Bobo-Dioulasso. C’est à la suite de ce voyage que l’autorisation de fonder Koudougou est demandée et réfusée par l’Administration le 15 Septembre 1904. Une deuxième demande était immédiatement faite « pour Léo, Ouahigouya, Tenkodogo, Yako ou ailleurs » mais avait rencontré un second refus. Il faudra attendre des dizaines d’années pour toutes ses fondations : Yako 1940, Tenkodogo 1942, Ouahigouya 1945, Léo 1966.

La persécution antireligieuse bat son plein au Soudan comme à Ouagadougou. Le Capitaine Résident fait raser les cases des catéchismes dans les villages (Mai 1906). Une partie des Pères va s’installer au Ghana à Navrongo le 23 Avril 1906.

Mgr BAZIN devait mourir épuisé le 30 Novembre 1910 à Kayes. Il y avait à sa mort 142 chrétiens à Ouagadougou ; 167 à Koupéla, soit un total de 309 pour toute la Haute-Volta.

Mgr LEMAITRE, nouveau Vicaire Apostolique était nommé en 1911. Il fit son entrée à Ouagadougou le 02 Janvier 1912. Le 1er, il devait utiliser la moto au lieu du cheval de ses prédécesseurs. Nouvelle demande de fondation dans la région de Koudougou, agréée cette fois-ci. Le 16 Mars 1912, les trois premiers Pères Blancs étaient à Réo : P. FRANCOIS, VIGUIER ET FARION. 1912 va voir aussi l’arrivée des 10 premières Sœurs Blanches.

1914, c’est le début de la grande guerre : beaucoup de missionnaires sont mobilisés dont le Père François. 1915, c’est le soulèvement d’une partie des ays Bobo et Samo contre les campagnes de recrutement forcé de soldats pour l’Armée Française.

Le 22 Janvier 1916, les Pères quittent Réo pour Koudougou. Le 1er Février, les rebelles pillent la mission, mais ne vont pas plus loin. En 1916, le pays Mossi devait fournir 4.000 hommes. En 1918, 10.000 à l’armée française. Toute l’évangélisation est perturbée. Une réorganisation totale s’imposait. L’immense Vicariat fut coupé en deux pour donner naissance au Vicariat de Bamako et au Vicariat de Ouagadougou ; le 02 juillet 1920, Monseigneur LEMAITRE était nommé Coadjuteur de l’Archevêque de Carthage ; Mgr SAUVANT était nommé à Bamako. Le 07 Juillet 1921, Monseigneur THEVENOUD était nommé Vicaire Apostolique de Ouagadougou.

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