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La paroisse Cathédrale de Koudougou

Mgr THEVENOUD a été nommé Vicaire Apostolique de Ouagadougou le 07 Juillet 1921. Mais déjà le 11 Novembre 1903, il était arrivé à Ouagadougou après un voyage de 130 jours depuis son port de départ : Marseille. Il était très rapidement devenu curé. Il est sacré évêque le 1er mai 1922 et sera de retour à Ouagadougou le 26 Novembre 1922 avec du personnel et en particulier le Père CHABOT qui est nommé à la Paroisse de Réo qui est rouverte. L’Evangélisation proprement dite de Koudougou commence à cette époque.

            Avant cette date, Koudougou comptait quelques fonctionnaires chrétiens originaires de Ouagadougou. Trop peu nombreux, ils devaient aller à Réo pour la prière dominicale. Le Père HIRGAIR de passage en 1921, la paroisse étant fermée faute de personnel, compte alors un dimanche 2.500 priants adultes.

            Le 10 Octobre 1923 arrive à Réo le Père André FLEURIOT, jeune prêtre, chargé spécialement de Koudougou. Il commence immédiatement l’étude de la Langue Mooré. Hélas, il tombe gravement malade dès le 12 Décembre et meurt le 18. Il est enterré à Réo le lendemain.

            Mgr THEVENOUD décide alors de construire le première église car depuis deux ans 300 personnes avaient manifesté leur désir de s’instruire. La construction commence en Novembre 1923, dirigée par le P. CHABOT puis par le P. SOUBIELLE qui seront aidés pour les voûtes par les spécialistes de Ouagadougou qui sont les P. DEHEUNINCH et le Frère NORBERT. Les maçons sont originaires de Pabré. Il s’agit d’une superbe construction en briques de terre sèche avec une voûte (de 5m de portée ; ce qui est le maximum jamais réalisé), recouverte de terre battue. Elle était située exactement devant l’actuelle Cathédrale. La cloche était placée sur un petit battis en bois à gauche de l’église. Elle était décorée au caolin de couleur. La bénédiction eut lieu le 18 Mai 1924, au milieu de la joie générale. Le 10 juin 1924, l’exercice du culte est autorisé à Koudougou.

            On construit aussi à peu près à l’emplacement des actuels bureaux de la Paroisse le premier pied-à-terre des pères : construction de briques sèches dont les fondations sont encore visibles. C’est le point de départ d’un début de catéchuménat organisé. Dès le mois de Septembre le P. FRANCOIS vient à Koudougou tous les jeudis.

            Le 19 Février 1925 arrive celui qui sera le fondateur mossi de la paroisse, M. Anthyme TAPSOBA, originaire du quartier Gounghê de Ouagadougou. C’est un homme de grande foi. C’est de Manga qu’il arrive et s’installe dans la concession qui a été construite à son intention, un peu en avant de l’Eglise (actuelle concession ‘Villa Pax’ du Président Maurice YAMEOGO). Pour tous, il retera Mba Anthyme, premier catéchiste de la ville. Il sera le parrain de beaucoup et pour commencer de Antoine Ram WEDRAOGO , premier mossi baptisé à Réo le 12 Avril 1925, en fait originaire de Tema (Kaya).

            Ils ne sont pas nombreux, les chrétiens à l’époque. Le plus notable est Guillaume ZONGO, baptisé en Île de Gorée le 12 Juin 1915, marié à Réo le 13 Avril 1923 avec Elisabeth ZONGO qui sera baptisée à Réo le 11 Avril 1926 ; elle avait pour marraine Agathe YERBANGA, la femme de Mba Anthyme ; elle est première baptisée mossi originaire de Koudougou.

            Le 18 Août 1926 est baptisé à Réo, Cyrille TAPSOBA (né en 1890) qui sera doyen de la paroisse et père de Mgr Basile TAPSOBA. Il aura lui-même pour parrain Mba Anthyme.

Des difficultés et des oppositions de tous ordres se font jour. La mort en quelques semaines des P. SOUBIELLE : le 16 Octobre 1926 et CHABOT : le 04 Décembre 1926, désorganise l’apostolat. On meurt jeune et vite à cette époque, paludisme, fièvre jaune, etc. Les transports sont lents, les produits européens rarissimes. Certains agents européens se montrent sournoisement ou directement hostiles.

            Le catéchuménat marche régulièrement. Le catéchisme est fait soit dans l’Eglise, soit à l’ombre de la maison des Pères, soit sous un arbre. Lucie Yaméogo se rappelle très bien l’avoir suivi sous le ‘kankalga’ du ‘têng-soaba’ de Dapoya et donc le ‘Têng-kugri à 100m au nord de l’actuelle cathédrale.

            Qui sont le catéchumènes ? Certains sont écoliers, d’autres sont déjà adultes. Le plus vieux baptisé de 1928 est né en 1880 ; trois sont nés avant 1900, 15 avant 1910 ; la majorité est donc jeune. Ils sont issus de tous les quartiers : des YAMEOGO, des ZONGO, des ZOMA, des NANA, des KABORE, des WEDRAOGO, des ZAGRE, des SIEMDE, des KAGNGHEMBEGA, un NIKIEMA, un KIENDREBEOGO, un GUISSOU, un KOALA. C’est vraiment l’avant-garde de tout le peuple. Les catéchistes voient leur nombre grandir peu à peu. Des jeunes sont envoyés en formation à l’école de Guilongou : les premiers revenus à se mettre au travail (Juillet 1929) sont Paul WALBEOGO, Joseph WALBEOGO et Pierre SIEMDE. Avec Mba Anthyme et Emile GUISSOU, ils sont alors cinq (5) en tout.

            La vie chrétienne s’organise. C’est en 1928 qu’est prêchée la première retraite pascale à Koudougou.

            Le 15 Avril 1928, Mgr THEVENOUD donne la première fois le sacrement de Confirmation à 25 personnes dont 2 femmes baptisées le même jour par le P. QUEINNEC et le P. Jules LHOMME. Le 27 Mai, il y aura 4 autres baptêmes d’adultes. Enfin le 23 Décembre 1928 voit l plus gros baptême de groupe : 65 d’adultes dont 18 femmes.

            Dès lors, la chrétienté devient une réalité. Un nouveau Père vient d’être nommé à Réo le 25 Février 1929 pour Koudougou, le Père Maurice. En fait il se nomme VAN DER SCHAEGHE, né à Lille le 30 Juillet 1890. Il sera plus connu que par son prénom. Il se rend à Koudougou à cheval le mercredi après-midi, rentre à Réo le jeudi soir, d’où il revient à Koudougou le samedi après-midi pour le service du dimanche. Il prend contact pour la première fois avec ses paroissiens le samedi 02 Mars 1923, conduit par Mba Anthyme et Cyrille. Dimanche 03 Mars, c’est l’enthousiasme.

            Le 26 Mars 1929, 43 nouveaux baptêmes d’adultes se font dont 13 filles. Le problème de la liberté des filles quand à leur mariage set souvent traité dans les relations de l’époque. La coutume leur nie ce droit et très souvent l’administration ne fait que se ranger du côté de la coutume.

            Le 28 Mars 1929, Jeudi-Saint : pour la première fois il y a adoration pendant la nuit, avec un minimum de 10 chrétiens toute la nuit. Pour le Vendredi Saint, le diaire signale la présence à l’office de 200 personnes.

            31 Mars 1929 : Pour la Pâques, l’Eglise est trop petite. Le 09 Mai, Mgr THEVENOUD vient de donner le sacrement de la Confirmation ; 94 confirmés dont 25 filles. Il est heureux de ce développement rapide et continu. Le 12, il bénira la nouvelle église de Réo. La période est faste.

            Le P. Maurice visite très régulièrement les quartiers de Koudougou. Dès 1927, on signale que les gens de Kasso (Boulsin) veulent être instruits. Ceux de Kyogo en 1929. Il se rend à Yako (le 17 Mai 1929 et le 21 Août 1929), à Sourgou (le 14 Novembre 1929 avec 17 Communions) et à Sabou le 28 Juillet 1929. C’est à ce moment que se situe un accident célèbre. A la fin d’un Salut au Saint Sacrement, la foudre tombe par deux fois sur l’église, met le feu dans l’armoire des ornements et surtout frappe trois enfants. L’un des plus touchés est dans le coma. Il est catéchumène avancé mais n’a pas été baptisé à cause de sa petite taille. Un énorme orage commence. Le P. Maurice le baptise sous le nom de MAURICE avec l’eau de la pluie. Il s’agissait de MAURICE YAMEOGO, qui deviendra le premier Président de la République sous les indépendances.

            C’est le 02 Novembre 1929 qu’est signalée la première cérémonie publique au cimétière du marché après la messe à l’église en présence des autorités civiles. Et le même jour arrive sur la ville une grosse invasion de sauterelles ; une autre est signalée le 11 Novembre. La récolte de l’année en a beaucoup souffert.

            Au 31 Décembre 1929, il y avait à Koudougou 282 chrétiens baptisés dont 38 foyers.

Il y avait en moyenne 250 confessions par mois, 750 communions. Il existait : trois associations, celle des hommes (34 inscrits) avec réunion tous les mardi après la messe, celle des enfants avec réunion le dimanche après le Salut.

            Les catéchistes avaient réunion tous les lundis matin. Le conseil paroissial se réunissait une fois par mois. Il y avait alors environ 600 catéchumènes, « dont 200 excellents avaient déjà une vraie vie chrétienne et 150 passables ».

Selon l’administration, le Cercle de Koudougou comptait une population de 349.000 hbts dont 238.000 mossis, 88.000 gourounsis, 7.000 peulhs. Sur l’ensemble, 7.000 étaient musulmans, surtout établis à Yako et Ramongo. Les premiers missionnaires protestants des Assemblées de Dieu venaient de s’installer à Yako. Il était tombé en 1929, 1.013mm de pluie, ce qui semblait tout à fait normal. L’année 1930 sera marquée par des levées de manœuvre ‘volontaires’, c’est-à-dire forcés au profit des plantations de la Côte d’Ivoire. L’administration fait convoquer les hommes qui sont invités à apposer leur index sur un tampon encreur puis sur la feuille d’engagement, 450 sont ainsi recrutés le 14 Janvier ; ce qui a pour effet de déclencher un mouvement de fuite en masse vers la GOLD COAST (GHANA). Le 18 Février, nouveau recrutement prévu de 400 ‘volontaires’, le P. Maurice fait comprendre aux gens le sens du mot ‘volontaire’, le recruteur ne repart qu’avec 40 hommes.

            C’est alors que sont construites les maisons de catéchistes de Paolgo, Dapoya, Goodê, Issouka et Burkina. Cinq nouveaux viennent s’ajouter aux anciens. On commence le Catéchisme à Nayalgué. Le P. Maurice visite Imasgho, Zoetgomdé et Yako.
            En 1931 sont installés les catéchistes de Sogpelsé, Guy et Kasou. Les chrétiens de Boulsin construisent leur première maison de prière (grande case cubique), sous la direction de Paul KAGAMBEGA qui est vraiment à l’origine de cette petite chrétienté.

            La lettre de Paris, de Monseigneur Joanny THEVENOUD, Vicaire apostolique contient le décret d’érection canonique de la quasi paroisse de Koudougou.

Décret

            « Nous, Joanny THEVENOUD par la miséricorde de Dieu et la grâce de Sa Sainteté Apostolique, Evêque Titularisé de Sétif et vicaire apostolique de OUAGADOUGOU établissons par le présent décret les limites de la mission de Koudougou et l’érigeons en quasi Paroisse.

Les limites de cette mission sont :

Celles des cantons du cercle de Koudougou dont les chefs sont Mossis.

            L’Eglise principale de cette quasi Paroisse est celle de Saint Augustin érigée à KOUDOUGOU.

            La résidence du quasi Curé est fixée à KOUDOUGOU »

                                       Fait à Paris le 10 Septembre 1931

                                          Signé + Joanny THEVENOUD

                                           Evêque Titularisé de Sétif

                                           Vicaire Apostolique.

            Donc la paroisse est fondée le 10 Septembre 1931 par décret depuis Paris de Monseigneur Joanny THEVENOUD. Elle est devenue Cathédrale avec la fondation du diocèse le 14 Septembre 1955. Elle s’étend sur environ 33 km d’Est en Ouest et sur 10 km du Nord au Sud.

            Elle est actuellement limitée

-          à l’Est par les paroisses de Temnaoré, de BÎSSGË ( Archidiocèse de OUAGADOUGOU ),

-          à l’Ouest par la paroisse de Burkina fondée le 27 Juin 2002,

-          au Nord par la Paroisse Notre Dame Consolatrice des Affligés d’IMASGO et

-          au Sud par la Paroisse Saint Joseph MUKASSA.

STATISTIQUES

 

            Les statistiques du 31 Décembre 2008 sont les suivantes :

Population totale : 126.067

Catholiques : 32.023

Catéchumènes : 5.289

Sectes évangéliques : 18.017

Religions Traditionnelles Africaines : 42.528

Musulmans : 28.210

            La population se répartit comme suit :

-Des Moose qui sont majoritaires

-Des Lyela, des unités de Dagara, Bobo (sous toutes leurs appellations)

            - La population majoritaire s’adonne à l’agriculture et à l’élevage, à un peu de culture maraîchère et au petit commerce. La fermeture de l’usine textile Faso Fani a entraîné la fuite des grands commerçants, surtout vers Ouagadougou et Bobo Dioulasso. On note aussi une mobilité des jeunes qui vont et viennent de la Côte d’Ivoire ou d’autres régions plus fertiles pour travailler dans les plantations ou dans de nouveaux champs qu’ils se sont aménagés.

Contact diocésain

Diocèse de Koudougou
BP 34 Koudougou
Burkina Faso

Tél: +226 50 44 70 00
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